Actualité 2012-13, Analyse

« Fantasy » Football: 5 réalités du vrai football qui auront un impact sur votre saison!


Normalement, j’essaie de m’en tenir au vrai football, mais en préparant mon repêchage pour la 15e saison de la célèbre (du moins chez nous) « Poutine Football League », je pensais partager avec vous certains éléments qui se croisent entre les deux univers, celui du football qui se joue sur le terrain, et celui du football imaginaire que nous jouons chaque dimanche.

1) L’impact d’un quart mobile sur l’attaque au sol.

Je le met en premier, c’est que j’y crois beaucoup. Avec la prolifération du blocage par zone sur les jeux au sol, on voit de moins en moins de jeux au sol à contre-courant ou un joueur de ligne (« trap ») s’en va dans la direction opposée des autres pour ouvrir une brèche, ou même deux (le célèbre « counter tray » de Joe Gibbs et des Redskins des années ’80). Justement, regardez les Redskins, et vous verrez presque jamais de jeux au sol à contre-courant. Le blocage par zone a la réputation (à juste raison) d’être très payant si le porteur revient un peu sur lui-même (« cutback »), donc par exemple que si le jeu l’amène vers le bloqueur à droite, il arrive souvent que la brèche s’ouvre entre le centre et le garde à gauche, qui permet au porteur de changer de direction une seule fois vers cette brèche. Si la défensive est disciplinée du coté opposé, cette brèche ne risque pas d’être grande ouverte. Et c’est relativement facile de l’être s’il n’y a pas de menace de jeu à contre-courant. Comme cette menace ne vient pas du « trap » ou du « counter », elle doit venir d’un jeu renversé ou, mieux encore pour pouvoir garder le WR pour bloquer du côté du jeu, du quart, sur un « bootleg », ou le quart fait une remise à la droite de l’attaque (par exemple) mais court en demi-lune vers la gauche. Si le quart est une menace avec ses jambes, les joueurs défensif du côté opposé au jeu doivent le garder en boîte, donc s’avancer 5-7 verges en profondeur dans le champ arrière. C’est ce qui ouvre toute grande la porte pour qu’une brèche se forme du coté opposé au jeu. Regardez sur l’image ci-jointe, si vous êtes le « Sam » (S dans le graphe) ou même le E à gauche de la défensive, c’est pas mal plus facile de « fermer » l’allée derrière le porteur si vous n’avez pas à vous méfier d’un bootleg du quart.

Regardez dans les années récentes, et vous verrez des tonnes d’exemples. Chris Johnson a connu ses meilleurs moments avec Vince Young comme quart, beaucoup plus qu’avec Kery Collins et, à la limite (même s’il y a d’autres raisons) avec Matt Hasselbeck. Si vous êtes le propriétaire de CJ dans votre ligue, vous souhaitez donc que Jake Locker, beaucoup plus mobile, soit nommé le quart partant. L’explosion de LeSean McCoy avec les Eagles (QB’s l’an dernier : Michael Vick, Vince Young) n’est pas étrangère au fait que les défensives doivent être très honnêtes. Si Vick se blesse cette année et qu’il est remplacé par un quart qui n’est pas mobile comme Kafka ou Fols, son efficacité va baisser. Plus loin dans l’histoire, même un John Elway en fin de carrière rendait la menace crédible pour bénéficier à Terrell Davis.

Parlant des Broncos, pour la même raison, ne vous attendez pas à des résultats aussi solides de Willis McGahee cette année, lui qui vient de remplacer Tebow par Peyton comme quart, même si la présence de Manning va garder un ou deux DB’s en arrière de plus que Tebow.

Enfin, l’arrivée de RGIII devrait grandement aider l’attaque au sol des Redskins, malgré leur atroce ligne offensive. Reste à savoir si vous avez l’estomac assez solide pour essayer de deviner à qui Shanahan va donner la ballon de semaine en semaine.

2) Une deuxième menace comme WR libère un peu d’attention de la défensive contre le #1, mais lui fait aussi perdre de nombreuses opportunités d’attraper le ballon.

C’est un cliché du « fantasy football » qui me fait toujours un peu rire, que quand par exemple les Texans ou les Cardinals vont avoir un WR2 légitime, Andre Johnson et Lary Fitzgerald vont pouvoir être plus productifs. La production de Fitzgerald a diminué depuis que Anquan Boldin est parti,  mais c’est directement relié à la retraite de Kurt Warner, plutôt qu’au départ de Boldin. Je n’ai pas regardé les chiffres, mais je gagerais un petit 2$ qu’il attrape une plus grande part des passes complétées par son équipe que quand Boldin était là. Tous les quarts misérables que les Cards ont eu depuis Warner ont le réflexe, dans le trouble, de se tourner vers Fitzgerald. Cette année, les Cardinals ont investi un choix de 1ere ronde en Michael Floyd. S’il se développe, ils auront une autre option, ce qui veut dore, toutes choses étant égales par ailleurs, au moins une vingtaine d’opportunités de réceptions de moins par année pour Fitzgerald.

Le meilleur exemple récent qui me vient en tête est Marvin Harrison. En 2002, il connaissait la meilleure saison de sa carrière, et un record de la NFL, avec 143 réceptions. C’était sa 4e saison de 100 réceptions de suite. Reggie Wayne en était à sa 2e saison, et avec seulement 49 attrapés, essayait encore de développer un lien et la confiance de Peyton Manning,. C’est aussi la dernière saison de 100 réceptions de Harrison. En 2003 : Harrison 94 (49 de moins que l’année précédente) et Wayne 68. En 2004, Wayne devient son équivalent, avec 77 pour 1210, vs 86 pour 1 113 pour Harrison. Les Colts étaient devenus plus difficiles à défendre, mais les stats d’Harrison souffraient d’un complément compétent de l’autre côté du terrain.

Un exemple frappant cette année est Roddy White. En 2010, il a été le meneur pour les réceptions dans la ligue, avec 115. C’est lui qui a le plus de verges de gain par la passe dans la NFL depuis 5 ans. Qui étaient les autres options des Falcons? Michael Jenkins? Brian Finneran? Et voilà qu’ils repêchent Julio Jones en 2011. Il est tombé à 100 attrapés l’an dernier, et a connu deux de ses plus gros matches les semaines que Jones a raté. Je ne suis pas le seul à vous dire que je m’attends à ce que Julio Jones devienne très rapidement une super vedette dans la NFL. Aux dépends de White. Même si les Falcons lancent le ballon 25 ou 50 fois de plus cette année, le nombre total de réceptions de White va baisser encore. Jones est plus talentueux que Wayne ne l’a jamais été, et fera subir à Roddy White le même sort que Wayne à Harrison.

3) Quand vous évaluez un QB, évaluez autant sa propre défensive que celle de ses adversaires.

Aaron Rodgers, Tom Brady, Matthew Stafford, Drew Brees…des saisons à faire rêver en 2011. A part avoir beaucoup de talent et d’excellents receveurs, qu’ont-il d’autre en commun? Des défensives poreuses contre la passe. C’est donc dire que même s’ils prennent une avance, leur défensive est capable de la gaspiller. L’entraîneur offensif a donc tout intérêt à continuer à lancer le ballon pour s’assurer de ne pas se faire rattraper. C’est pas normal qu’un club de 15-1 comme les Packers ou de 13-3 comme les Pats ait besoin de lancer pour conserver une avance au 4e quart. Normalement ces équipes gagnantes peuvent s’asseoir sur leur avance au 4e quart et tuer l’horloge. Pas avec des défensives si mauvaises. A part les Lions qui seront peut-être plus mauvais encore, les autres ont tenté de s’améliorer en défensive pendant la saison morte, si elles ont réussi on risque de voir leurs quarts lancer 50 passes de moins cette année. La même chose vaut probablement pour les Cowboys et les Bills, de meilleures défensives voudront probablement dire plus d’avances et plus de confiance qu’ils peuvent préserver celles-ci, donc plus d’attaque au sol. L’inverse est peut-être vrai pour les Steelers, Ravens et Raiders qui ont perdu des éléments en défensive (pression de Suggs, Harrison et Winbley, entres autres) et qui devraient donner plus de points que l’an passé.

Ce qui est mauvais pour les quarts est peut-être bon pour certains porteurs par contre. Le meilleur exemple est chez les Saints. Darren Sproles est la bougie d’allumage de l’attaque aérienne. Mark Ingram devrait être le porteur physique qui gruge l’horloge en fin de match. Donc si vous croyez que la défensive des Saints sera bien meilleure avec Spagnuolo, montez Ingram sur vos feuilles et descendez Sproles.

4) le calendrier dans la NFL n’est pas égal pour tout le monde.

Plusieurs vont dire que de regarder le calendrier en début de saison va provoquer des erreurs puisque la NFL change vite. C’est vrai et non. Prenons l’an dernier, oui, plusieurs, dont moi, auraient considéré en août un match contre les 49ers comme un match facile et un match contre les Colts un match difficile. Mais pour chaque 49ers il y 3-4 clubs comme Cleveland, Minnesota, Buffalo et Washington qui connaissent les saisons de misère qu’on leur prédisait. Et pour chaque Colts, il y a des Packers, Patriots, Steelers, Ravens et Saints qui sont aussi bons qu’on le croyait.

Il y a deux ans, les Chiefs avaient eu un des calendriers les plus faciles de la ligue, et fait les séries, et tout le monde les voyait sur la pente de la remontée, c’est une des raisons qui explique leur retour sur terre l’an dernier. Cette année, regardons bien le calendrier des Bengals, qui en 2011 ont eu un calendrier très facile, outre les 4 défaites dans leur division aux Steelers et Ravens. Ils ont gagné 9 matches, le meilleur club qu’ils ont battu est les Titans. Cette année, ils commencent l’année avec un calendrier facile (après Baltimore à l’ouverture, ils ont 5 matches de suite contre des clubs moribonds, Cleveland, Washington, Jacksonville, Miami et Cleveland). S’ils sont 4-2 ou 5-1, les gens vont penser qu’ils sont des prétendants aux séries. Leur calendrier pour le reste est de la saison est très exigeant, si j’avais à faire des prédictions aujourd’hui ils ne seraient favoris que dans un seul de ces matches, à la maison contre Oakland. Donc, si vous avez Benjarvus Green-Ellis, dépêchez-vous de l’échanger après la semaine 5.

L’inverse est vrai pour les Titans. Début de saison difficile : Patriots, @SD, Detroit et Houston pour débuter l’année.  Steelers et Bears sont parmi les opposants des semaines suivantes. Mais parmi leur 7 derniers matches, seulement les Texans (à la maison) et les Packers font peur. Quelque part vers la mi-saison, faites une offre à un propriétaire de joueur des Titans déçu de la performance de ses joueurs.

Cette année, les deux divisions les plus faibles de la NFL sont probablement la AFC South et la NFC West. Or, autant la AFC east que la NFC North affrontent ces deux divisions dans leur calendrier. C’est plus de matches faciles pour leurs défensives, surtout, et pour les RB’s. Pour les QB’s et receveurs, c’est un couteau à deux tranchants car les verges quand le match est hors de portée peuvent faire la différence entre une bonne saison et une saison décevante.

5) La tendance vers le jeu aérien va créer une nouvelle sorte de joueurs.

Darren Sproles a terminé au 14e rang des porteurs de ballon dans mon pool l’an dernier. Il n’a porté le ballon que 87 fois! Cela illustre bien la possibilité pour un porteur de ballon avec de bonnes mains et surtout, la confiance de ses entraîneurs qu’il va être au bon endroit et capable de bloquer le blitz (pour protéger les quarts qu’on paie 20M$ par an), d’être un atout dans un pool de football. Il y en a eu d’autres avant, je remonte à Eric Metcalf et Ronnie Harmon, mais ce que Sproles est devenu sera bientôt répandu dans plusieurs attaques dominantes de la NFL, encore les mêmes, Packers, Lions, Saints, Patriots.  Personne ne compte de porteur établi là-dedans, mais des Alex Green (GB), Jahvid Best (Det, s’il est en santé ce dont je doute) et Shane Vereen (NE) pourraient, même s’ils sont techniquement des réservistes, toucher au ballon plus souvent avec plus de terrain libre devant eux, que leur contrepartie qui est supposément le partant dans leur équipe. Quand on voit les choix que les équipes ont investi dans des Ronnie Hillaman (Denver) et LeMichael James (SF), on peut s’attendre à ce que toutes les équipes qui ont une attaque aérienne développée préfèrent avoir un partant ordinaire et un de ce genre de joueur pour les situations de passes ou les formations ouvertes que d’avoir un « stud ». Cela va créer une hausse de l’offre de porteurs de ballon. Ce genre de joueur a l’avantage aussi d’être plus stable dans ses verges d’une semaine à l’autre.

En terminant, si vous êtes dans une ligue qui vous permet de garder vos joueurs plusieurs années, n’accordez pas trop d’importance à la situation du joueur, à son équipe ou à son calendrier. Le talent, c’est comme la crème, ça finit toujours par remonter à la surface!

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