Actualité 2012-13, Analyse, Super Bowl

Les X’s et O’s à regarder cette semaine, séries de division 2013


Je vous parlerai plus tard, sans doute la semaine prochaine, des changements d’entraîneurs et du Temple de la renommée, car j’en ai long à dire, mais pour l’instant, décortiquons les 4 matches de ce week-end, qui est toujours mon week-end de football préféré (à part peut-être la semaine d’ouverture).NFL-Divisional-Playoffs

Baltimore @ Denver
Broncos-nfl-manningLes Broncos sont « hot », sont largement favoris, et affrontent les Ravens à qui il manque une journée de préparation. Les Ravens ont gagné la semaine passée, mais n’ont pas vraiment joué un bon match depuis plus d’un mois, malgré le respect que je dois aux Colts, et ont peut-être épuisés leur réserve d’émotions et de volonté de vaincre la semaine passée à la maison. Les astres seraient alignés pour un match à sens unique. Mais j’ai mes réserves. Dans un premier temps on annonce du mauvais temps. Peyton n’a jamais été un grand performant sous la neige, si on se souvient de plusieurs matches face aux Pats, quoique du temps qu’ils avaient une défense redoutable. Détail qui l’aide, il joue avec des gants depuis quelques semaines, ce qui pourra l’aider. Les Ravens, quant à eux, sont bâtis pour gagner dans des conditions difficiles, et ont une équipe qui se matche bien avec les Broncos, du moins en attaque: un solide RT (Michael Oher) capables de tenir son bout face à Von Miller, et pas vraiment de receveur #1 à faire éliminer par Champ Bailey. Par contre, lors du dernier duel (semaine 15), l’autre CB Chris Harris a réussit à sortir Anquan Boldin du match, laissant Torrey Smith à Bailey et Flacco sans receveur ouvert. Harris est un des meilleurs « slot corners » de la ligue, ce qui sera bien utile face à Boldin. Il va rester Ray Rice, Dennis Pitta et Ed Dickson face au reste de la défensive pour marquer des points.

ravens-49ersMais comment les Ravens pourront-ils arrêter Manning et sa bande? Ce sera d’autant plus important que s’ils laissent Manning contrôler l’horloge, la fatigue en air raréfié va se faire sentir doublement. Ça commence par une meilleure performance de leurs CB, qui devront gagner certains duels face à Decker et Thomas, sans quoi le match sera long. L’autre nécessité sera de mettre de la pression au centre, dans la face de Manning, surtout que ce n’est pas contre Clady et Franklin qu’ils vont facilement se rendre à Peyton, et celui-ci excelle de toutes façons à dégainer rapidement quand le blitz vient des côtés. Haloti Ngata, c’est à vous de jouer. L’autre façon de le faire sera par le blitz au centre, le fameux « double-A gap » blitz sur lequel Ray Lewis excelle, qui amène un secondeur sur le blitz de chaque côté du centre. Ça force la protection à se resserrer vers le centre.Blitz-double A

Les Ravens sont aussi très habiles à feinter ce blitz, ce qui force l’attaque à changer sa protection et essentiellement à perdre des protecteurs vers le centre, ce qui élimine les blocs à deux sur les côtés. Le duel sera donc entre Lewis et Manning avant la mise en jeu, parce que si Lewis parvient à faire croire à Manning que c’est ce qui s’en vient, et que celui-ci ajuste la protection vers le centre, alors Suggs et Kruger auront une chance à l’extérieur, ou Manning devra dégainer tout de suite, donc probablement pas sur les longues passes à Thomas qui doivent faire mal dormir les Ravens et leurs médiocres CB.
Ça fait beaucoup de « si », mais c’est la recette qui peut garder les Ravens dans ce match.

Green Bay @ San Francisco
PackersLe match de la fin de semaine en ce qui me concerne. Ça me rappelle les duels du milieu des années ’90, quand les Packers d’un jeune Brett Favre aspiraient à devenir une équipe de premier plan et que les 49ers de Steve Young et Jerry Rice tentaient d’en demeurer une. Je m’attends à ce que le gagnant de ce match se rende au Superbowl, et je serais bien mal pris si j’avais à gager sur ce match, où tout peut arriver. Ce sera bien entendu fascinant quand les Packers auront le ballon face à défensive vedette des 49ers. La OL des Packers excelle pour garder le milieu de la pochette bien confortable, ce qui permet à Rodgers d’avancer pour décocher, et souvent se sont de longues passes. Par contre la raison pour laquelle il doit avancer c’est la pression sur les flancs que ses jeunes bloqueurs (Newhouse et Barclay) accordent à répétition. Ils auront de la difficulté face à Aldon Smith et Ahmad Brooks, quoique je dois avouer que Newhouse a fait tout un travail face à Jarred Allen, même si j’ai l’impression que ce dernier n’était pas à 100%. La grosse question, c’est est-ce que Justin Smith sera capable de jouer le rôle qu’il joue habituellement, i.e. de mettre de la pression vers l‘intérieur ou d’occuper deux bloqueurs ce qui libère Aldon. D’ailleurs Aldon Smith n’a pas fait grand-chose dans les 2 matches et demi que Justin a manqué. Il se remet d’une déchirure partielle du triceps, ce qui limite tout les mouvements qui ressemblent à des push-ups, pas mal l’essentiel quand on joue sur la DL!!! S’il est à 50%, je pense que les gardes des Packers T.J. Lang et surtout Josh Sitton vont être capables de s’en occuper tout seul, donc Mike McCarthy et son personnel d’entraîneurs pourront offrir de l’aide à Barclay et Newhouse. Si les 49ers ne peuvent mettre de pression sur Rodgers, ils sont cuits. Le quatuor de WR des Packers est simplement trop fort pour la tertiaire des 49ers, particulièrement vulnérable en périphérie, et Donté Whitner, bien que tout un cogneur, est aussi un peu dépassé s’il doit suivre Jermichael Finley en couverture trop longtemps.

nfl-week-12-recap-2012De l’autre côté du ballon, tout peut arriver. Les Packers ont montré qu’ils étaient un peu susceptibles au jeu au sol physique, et risquent d’en avoir plein leurs bottes face à la physique OL des 49ers. Dans les airs, les blessures ont miné la profondeur de l’attaque aérienne des 49ers. Les jeunes DB’s des Packers sont outillés pour tenir tête à Crabtree et Moss, et je m’attends à voir Charles Woodson passer pas mal de temps sur Vernon Davis, avec un certain succès. La carte cachée, évidemment, c’est Kaepernick. Joe Webb a connu un certain succès au sol au débit du match la semaine passée, ce que Jim Harbaugh et Mark Roman ont sûrement remarqué avec beaucoup d’intérêt. Par contre, il y a une limite, car la course du quart est toujours plus efficace contre les équipes qui jouent beaucoup de couverture homme à homme, et les Packers de Dom Capers sont une équipe où la zone est prédominante. Ils peuvent être très difficiles à lire pour un jeune quart, car ils ne font pas deux fois la même chose, et utilisent beaucoup de couvertures exotiques. Par contre, cet exotisme a un prix, soit qu’il les expose à des erreurs mentales, soit qu’à force de feinter quelque chose, on est mal placés pour faire ce qu’on est supposé faire. C’est le « chaos organisé », qui parfois se désorganise, mais qui laisse des trous béants. Il y a deux ans dans la victoire face aux Eagles, Capers avait utilisé Clay Matthews comme espion sur Vick, qui mettait une pression légère en demeurant toujours sous contrôle. Si c’est le cas, Kaepernick devra battre la couverture des Packers avec son bras, confortablement installé dans la pochette.

Ultimement, ce match devrait être serré et se décider par les revirements. Je dois ici vous rappeler que Aaron Rodgers a le plus bas pourcentage d’interception de l’histoire de a NFL…

Seattle @ Atlanta
russell_wilson_2012_nflJe vais vous parler des X’s et des O’s, mais la réalité c’est que les facteurs intangibles auront un énorme impact sur ce match : d’un côté, les Seahawks doivent se taper deux voyages sur la côte est, deux semaines de suite. Ils n’ont jamais été un grand club sur la route, et encore moins dans les matches joués à 13h, heure de l’est. Je suis tombé ici sur une statistique qui fait peur : les clubs visiteurs gagnent environ 43% du temps dans la NFL, mais les équipes de l’ouest qui jouent à 13h dans l’est ne gagnent que 27% des matches.

De l’autre côté, les Falcons se sont écœuré depuis 2 ans qu’ils doivent gagner en janvier, depuis qu’ils se sont fait démolir à la maison par les Packers après avoir mérité le 1er rang. Ils peuvent réagir de deux façons : apprendre de leur expérience de 2010, être bien préparés et jouer avec l’énergie du désespoir, ou encore faire un Romo. (Ai-je besoin de définir faire un Romo : « se dit d’un résultat habituellement fort positif qui se transforme invariablement en résultat négatif quand des situations similaires impliquant beaucoup de pression se présentent »). L’état d’âme, la façon dont les Falcons vont gérer cette pression aura bien plus d’impact sur ce match que l’aspect tactique.

J’en parle quand même, car on a aucune idée de quel côté le mental des Falcons va les diriger. malgré toute l’encre que Russell Wilson a fait couler cette année, les Seahawks sont d’abord rendus là grâce à leur défensive. La perte de Cris Clemons, leur meilleur joueur défensif, fera très mal aux Seahawks. Leur formule en défense est assez simple : stopper la course, et forcer les équipes à 3e et long. Là, ils sortent un Bruce Irvin frais et dispo du banc pour compléter ce que Clemons fait de l’autre côté, les gros CB sont dans la face des receveurs et perturbent leur synchronisme avec le quart, qui n’a pas le temps de se replacer quand la pression se rend. Sans Clemons, Irvin va devoir jouer plus sur les situations normales, ce à quoi il n’est ni habitué ni particulièrement habile, et sera moins énergique au 3e essai. Sur la surface synthétique par contre, sa vitesse le servira bien! De plus les Hawks sont déjà privés de Jason Jones, qui avait sensiblement le même rôle que Irvin, mais au niveau de l’intérieur de la ligne défensive.

Les Seahawks jouent aussi beaucoup de cover-1 man, c’est-à-dire que leurs deux gros CB sont homme à homme avec les WR, et que soit Chancellor (gros et physique SS) ou un de leurs LB’s est sur le TE, alors que Earl Thomas, un classique maraudeur qui couvre énormément de terrain, triche du côté du meilleur receveur. Mais les Falcons n’ont pas un meilleur receveur, ils en ont deux, sans compter Tony Gonzalez. Ils devraient donc être capable d’exploiter cette couverture, Thomas ne peut pas offrir le support aux trois en même temps. Il faudra voir si les Seahawks s’en tiennent à leur plan de match habituel, ou s’ils changent leur stratégie pour ce duel et pour garder Irvin frais.

Falcons Seahawks FootballJe ne suis pas non plus un grand apôtre de la défensive des Falcons. J’ai la conviction que leurs succès cette année ne sont pas venus du nouveau de talent dans cette unité, mais plus des tours de magie que Mike Nolan a fait avec des mirages, des miroirs et de la boucane. Peut-être que ça marche encore contre un quart recrue, mais Wilson n’est pas une recrue comme les autres. Le manque de profondeur de la DL des Falcons va aussi leur jouer de mauvais tours contre une attaque au sol qui peut vous battre de bien des façons. Regardez John Abraham contre Russell Okung. La réputation de Okung, qui avait été un choix très élevé, surpasse encore sa production réelle, alors que Abraham, c’est l’inverse. Pour contenir Wilson, il est également préférable de mettre de la pression à sa droite, donc on verra peut-être Abraham changer de côté plus souvent qu’à l’habitude, surtout que le RT des Seahawks est Breno Giacomini, un joueur marginal.

La table est mise pour voir beaucoup de points. Si les deux équipent se présentent…

Houston @ New England

nfl-wildcard-recap-2013-JJ-Watt-TexansOuf, la commande est grosse pour les Texans. Oui, la semaine passée on a vu que Johnathan Joseph est de retour. Il a connu un fort match face à A.J. Green, qu’il suivait partout sur le terrain ou presque.
Le problème, c’est qu’il ca faire quoi, couvrir Brandon Lloyd? Joseph n’est pas à son mieux à l’intérieur, là où Brady aime envoyer Wes Welker, Gronk et Aaron Hernandez. Sans Gronk, les Pats ont mis 42 points au tableau à la semaine 14 contre les Texans. Et là, c’est avec tout son arsenal de receveurs intérieurs que Brady pourra affronter le groupe de LB des Texans, qui se fait abuser en couverture aérienne depuis que Brian Cushing est blessé. Attendez-vous donc à voir beaucoup de passes des Pats à l’intérieur des numéros, et je vois difficilement comment les Texans vont pouvoir les stopper, sauf si J.J. Watt fait encore des siennes comme l’an dernier et se rabat une interception dans les mitaines (voir vidéo ci-dessous)!

Les Patriots nous ont habitués à avoir une game de « crampe au cerveau » de temps en temps, où rien ne semble marcher, et que leur timing n’est pas là. C’est possible que Wade Philllips leur lance une courbe dans sa stratégie et qu’il réussisse à sortir Brady de sa zone de comfort un peu, mais ultimement c’est un très mauvais matchup pour cette défensive, et je serai très surpris si Brady et cie ne sont pas en mesure d’avancer le ballon de façon convaincante.

New-England-Patriots-vs-Baltimore-Ravens-Week-3-2012C’est donc dire qu’il faudra que l’attaque des Texans marque des points et conserve le ballon pour limiter le nombre de possessions de Brady. Ce qui m’ennuie, c’est que c’était leur stratégie la semaine passée et c’est à peine si ça a fonctionné…contre les Bengals et Andy Dalton…Leur attaque au sol perd de l’huile, et si Bellichick réussit pas mal toujours une chose, c’est de stopper ce que l’autre équipe fait de mieux. S’inspirer du plan de match des Packers contre les Vikings la semaine passée serait sage : s’assurer de sur commettre les OLB à garder le jeu à l’intérieur d’eux, et forcer Foster à gagner ses verges entre les bloqueurs. Par contre, Foster est plus patient que Peterson et jouera peut-être ce jeu, se contentant de 4 verges à répétition. Mais à l’intérieur, il y a Vince Woolfork, et ça rend cette stratégie plus limitative pour les Texans. Il faudra donc qu’ils donnent l’impression de se contenter de courir au centre, jusqu’à ce qu’ils prennent les Pats en défaut et profitent d’un duel en leur faveur sur la couverture profonde, préférablement vers Andre Johnson. Parce que Matt Schaub, dans les derniers matches, avait l’air pas mal plus confortable à lancer la petite passe facile à Owen Daniels qu’à prendre des risques avec Johnson plus loin, mais ici il n’aura pas le choix, à moins que sa défensive ne cause quelques revirements surprises (surveillez Stephan Ridley qui a les mains moites depuis quelques semaines).

Il n’y a pas de victoires assurées dans la NFL, encore moins au 2e tour des séries, mais difficile d’imaginer un duel qui favorise plus un des clubs que l’autre. La dernière fois que je pensais ça, les Broncos et Tim Tebow faisaient la surprise aux Steelers, ça fait réfléchir, mais en plus ici les Pats sont à la maison.

Profitez-en, c’est notre dernière fin de semaine complète de football!

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